Avis | Comment naviguer dans une situation d’otage comme aucune autre

New York Times - 21/10
J'ai été en contact avec les dirigeants des deux côtés. Les perspectives restent sombres.

Gilad Schalit, un soldat israélien, était otage depuis cinq ans avant qu'Israël et le Hamas ne soient sérieusement disposés à œuvrer pour sa libération. C’était en 2011. J’entretenais des communications secrètes avec le Hamas depuis une semaine après qu’il ait été capturé lors d’un raid transfrontalier et entraîné à Gaza. Mon partenaire dans ces négociations secrètes était Ghazi Hamad, porte-parole du Hamas qui était alors également conseiller politique de son Premier ministre.

M. Hamad a fait preuve de compassion envers M. Schalit et sa famille à plusieurs reprises. En fin de compte, le prix de la liberté de M. Schalit a été élevé : 1 027 prisonniers palestiniens. Le 18 octobre 2011, il est rentré chez lui dans le nord d'Israël. Lorsque j’ai parlé au téléphone avec M. Hamad tôt ce matin-là, il a laissé échapper dans un moment de joie spontanée : « La prochaine fois, nous négocierons la paix !

La première nuit du bombardement israélien, j’ai appris, que la maison de M. Hamad dans la ville de Gaza a été détruite lors d’une frappe aérienne. J’y ai vu un signal clair de la part d’Israël : toute personne affiliée au Hamas est une cible. Le temps pour parler est fini.

Aujourd'hui, il y a à nouveau des otages à Gaza – plus de 200, selon le gouvernement israélien. Vendredi, le Hamas a libéré deux d'entre eux – une mère et sa fille américaines – mais le sort des autres reste incertain. Alors que les frappes aériennes meurtrières sur Gaza se poursuivent et qu’Israël rassemble des troupes à la frontière en vue d’une invasion terrestre, leur sécurité devient chaque jour plus précaire. Israël devrait-il négocier pour faire sortir ses otages civils ...
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