Gilad Schalit, un soldat israélien, était otage depuis cinq ans avant qu'Israël et le Hamas ne soient sérieusement disposés à œuvrer pour sa libération. C’était en 2011. J’entretenais des communications secrètes avec le Hamas depuis une semaine après qu’il ait été capturé lors d’un raid transfrontalier et entraîné à Gaza. Mon partenaire dans ces négociations secrètes était Ghazi Hamad, porte-parole du Hamas qui était alors également conseiller politique de son Premier ministre.
M. Hamad a fait preuve de compassion envers M. Schalit et sa famille à plusieurs reprises. En fin de compte, le prix de la liberté de M. Schalit a été élevé : 1 027 prisonniers palestiniens. Le 18 octobre 2011, il est rentré chez lui dans le nord d'Israël. Lorsque j’ai parlé au téléphone avec M. Hamad tôt ce matin-là, il a laissé échapper dans un moment de joie spontanée : « La prochaine fois, nous négocierons la paix !
La première nuit du bombardement israélien, j’ai appris, que la maison de M. Hamad dans la ville de Gaza a été détruite lors d’une frappe aérienne. J’y ai vu un signal clair de la part d’Israël : toute personne affiliée au Hamas est une cible. Le temps pour parler est fini.
Aujourd'hui, il y a à nouveau des otages à Gaza – plus de 200, selon le gouvernement israélien. Vendredi, le Hamas a libéré deux d'entre eux – une mère et sa fille américaines – mais le sort des autres reste incertain. Alors que les frappes aériennes meurtrières sur Gaza se poursuivent et qu’Israël rassemble des troupes à la frontière en vue d’une invasion terrestre, leur sécurité devient chaque jour plus précaire. Israël devrait-il négocier pour faire sortir ses otages civils ...
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